Observation Sozialversicherter wird gesetzlich geregelt

Ein Urteil des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte (EGMR) gab Anlass zu polemischem Aufschrei: „Strassburg“ schütze ein „Menschenrecht“ auf Betrug!

Keineswegs. Der EGMR verlangte eine gesetzliche Grundlage für die Observation Sozialversicherter. Eigentlich würde man erwarten, dass Kreise, die die Freiheit und die Privatsphäre des Individuums hochzuhalten vorgeben, diese Anforderung begrüssen würden.

Die gesetzliche Grundlage wird jetzt erarbeitet. „Es geht ja“, mag man dazu denken. Warum erst auf Strassburger Urteil hin? Zumal da sich jetzt zeigt, dass die Regulierung in wichtigen Einzelheiten durchaus umstritten ist – also lohnende Arbeit für die Legislative.

Medienmitteilung der Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit des Ständerates (communiqué en français ci-dessous);

„Die Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit des Ständerates (SGK-SR) hat einen neuen Observationsartikel beschlossen, um im Bereich der Sozialversicherungen rasch wieder versicherte Personen überwachen und konsequent gegen Missbräuche vorgehen zu können.

Die SGK-SR hat mit 5 zu 3 Stimmen eine Vorlage verabschiedet, mit der die vom Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte (EGMR) geforderte klarere gesetzliche Grundlage zur Observation von Versicherten geschaffen werden soll (16.479). Sie stütze sich bei ihren Arbeiten auf den Vorschlag, welchen der Bundesrat für die geplante Reform des Allgemeinen Teils des Sozialversicherungsrechts (ATSG) in die Vernehmlassung geschickt hatte.

Um eine konsequente Missbrauchsbekämpfung zu ermöglichen, sollen nach dem Willen der Kommission bei Observationen neben Bild- auch Tonaufzeichnungen gemacht sowie zur Standortbestimmung auch technische Instrumente wie GPS-Peilsender eingesetzt werden können (9 zu 3 Stimmen bzw. 8 zu 3 Stimmen bei 1 Enthaltung). Die Kommission sprach sich zudem dafür aus, dass eine Observation an maximal 30 Tagen (mit 7 zu 3 Stimmen) innerhalb von sechs Monaten (mit 8 zu 2 Stimmen) stattfinden darf, wobei diese Frist verlängert werden kann, wenn hinreichende Gründe bestehen (mit 7 zu 3 Stimmen).

Eine Minderheit der Kommission bekämpfte die aus ihrer Sicht zu weitführenden Überwachungsmöglichkeiten. Sie wollte als Gegenmassnahme festschreiben, dass Observationen einer richterlichen Genehmigung bedürfen, unterlag jedoch mit 9 zu 3 Stimmen. Obwohl sie grundsätzlich die Schaffung einer gesetzlichen Grundlage zur Überwachung von Versicherten unterstützt, stellte sie sich schliesslich gegen die Vorlage in ihrer aktuellen Form.“

Communiqué de presse:

„La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats a approuvé un nouvel article relatif à l’observation des assurés qui doit permettre, sans tarder, aux assurances sociales de procéder à nouveau à des surveillances et de lutter efficacement contre les abus dans ce domaine.

La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats (CSSS-E) a approuvé, par 5 voix contre 3, un projet de base légale plus détaillée concernant l’observation des assurés (16.479), comme le souhaite la Cour européenne des droits de l’homme. Elle a basé ses travaux sur la proposition que le Conseil fédéral avait mise en consultation dans le cadre de la réforme de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA).

Afin de pouvoir lutter systématiquement contre les abus, la commission souhaite désormais autoriser les enregistrements sonores en plus des enregistrements visuels et le recours à certains équipements techniques, tels qu’un émetteur GPS, pour localiser l’assuré concerné; elle a approuvé ces propositions respectivement par 9 voix contre 3 et 8 voix contre 3 et 1 abstention. Par ailleurs, la CSSS-E propose de fixer la durée d’une observation à 30 jours au maximum (7 voix contre 3) au cours d’une période de six mois à compter du premier jour d’observation (8 voix contre 2) et de permettre une prolongation si des raisons valables le justifient (7 voix contre 3).

Une minorité de la commission s’est opposée à ces possibilités de surveillance trop étendues à ses yeux. Elle proposait, à titre de contre-mesure, de soumettre les observations à l’autorisation d’un juge, proposition qui a cependant été rejetée par 9 voix contre 3. Si elle est favorable, sur le principe, à la création d’une base légale régissant la surveillance des assurés, la minorité s’est finalement opposée au projet dans sa forme actuelle.

Initialement, il était prévu qu’un article relatif à l’observation des assurés soit élaboré dans le cadre de la réforme de la LPGA. La commission a toutefois décidé de séparer cette disposition des autres dispositions faisant l’objet de la réforme de la LPGA. La CSSS-E transmet maintenant son projet au Conseil fédéral pour avis. Elle examinera les éventuelles propositions d’amendement au quatrième trimestre, afin que cet objet puisse être traité à la session d’hiver.“

 

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